Dialogues interreligieux

Dialogues interreligieux
Avec le bouddhisme

L'expansion de l'islam a fragilisé la communauté bouddhiste en Bactriane - le sud de l'Ouzbékistan et du Tadjikistan et le nord-ouest de l'Afghanistan actuel qui a presque disparu - en Indonésie le bouddhisme a complètement disparu, déjà entamée par l'hindouisme dans le sous-continent indien.

Avec le zoroastrisme

L'expansion de l'islam a beaucoup diminué la communauté pârsî zoroastrienne migrant de la Perse vers l'Inde. Cette dernière s'installe tout d'abord au Goujerat, puis est à nouveau repoussée et s'installe dans le Maharashtra. D'après le Coran, il est interdit de convertir par la force, c'est ainsi que les zoroastriens furent protégés, actuellement en Iran (Perse). Par ailleurs les religions minoritaires sont protégées, il y a un député représentant la communauté des zoroastriens qui siège au parlement (en Iran). Cependant leur population est menacée car ils se marient seulement entre eux. Des projets entre l'Inde et l'Iran pour réunir cette communauté présente en Iran et en Inde sont en cours pour éviter leur extinction.

Avec le bahaïsme

En Iran, qui a pour religion d'État l'islam chiite depuis la révolution iranienne, et d'où est originaire la foi bahá'ie, cette religion est persécutée. Plusieurs de ses lieux de cultes ont par exemple été détruits, des cimetières profanés, les fidèles séquestrés, torturés, exécutés. L'islam sunnite et chiite considèrent la foi bahá'ie comme une apostasie.

Avec le judaïsme

L'islam a une position ambivalente à l'égard du judaïsme et des Juifs. le Coran reconnait la filiation de l'islam avec la religion juive et on y trouve des citations bienveillantes à l'égard des Juifs[1]. A contrario on trouve aussi dans le Coran des passages qui s'élèvent violemment contre les Juifs qui n'ont pas reconnu Mahomet comme prophète, et accusés d'assassiner leurs prophètes, sans que ces versets puissent être généralisables à l'ensemble des Juifs. Il n'est nullement question de haïr les Juifs ou de les offenser, leur respect est un ordre imposé par le Coran car leurs crimes portaient uniquement sur leurs relations passées avec Dieu (le Coran parle de rupture de l'Alliance à cause des meurtres injustifiés des Prophètes (Jean), le violent refus de Jésus et de Mahomet en tant que prophètes). Doté du statut de dhimmis en leur qualité de « gens du livre » qui institutionnalisait leur infériorité juridique par rapport aux musulmans, les juifs connurent des situations très diverses selon les lieux et les époques. La tolérance ayant cours à Al Andalus permit l'éclosion de la culture sépharade qui rayonna dans tout le monde méditerranéen. Une tolérance qui ne fut plus de mise lors des invasions Almoravide puis Almohade de la péninsule ibérique. Plus tard, les Ottomans accueillirent à bras ouverts les Juifs sépharades expulsés d'Espagne suite au décret d'expulsion de 1492 (voir l'histoire des Juifs à Salonique). En d'autres lieux les Juifs furent confrontés à des vagues de persécution. Ainsi les juifs du Yémen furent sommés au XIIe siècle de se convertir à l'islam par les chiites zaïdistes dominant le Yémen. À un époque plus récente on peut citer le cas de Meched en Iran où tous les Juifs furent forcés à se convertir au milieu du XIXe siècle (voir l'histoire des Juifs au Turkménistan). Ces cas de conversion forcée furent néanmoins relativement rares, les pouvoirs musulmans se contentant généralement d'appliquer aux Juifs le statut de dhimmis avec plus ou moins de rigueur selon les époques. Le choix de tolérance ou d'intolérance envers les Juifs a donc été une volonté politique. Il est permis aux musulmans de consommer de la nourriture cacher qui est considérée comme de facto hallal.

L'islam étant apparu après le judaïsme, les textes religieux juifs n'y font pratiquement pas mention, cependant la pureté du monothéisme islamique est reconnue. De sorte que la halakha permet aux juifs de pénétrer dans une mosquée alors qu'elle interdit l'entrée dans les églises présentées comme des lieux d'idolatrie[2].

Avec le christianisme

Carte du monde donnant les extensions comparées de dar al-Islam et de la chrétienté.Le Coran met en garde contre les chrétiens et les juifs de l'époque de Mahomet:

« Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas les juifs et les chrétiens pour alliés. Ils sont alliés les uns des autres. Quiconque parmi vous les prend pour alliés sera des leurs. Dieu ne guide pas les traîtres. [52] C'est ainsi qu'on voit certains individus à la foi chancelante courir après de telles alliances, en disant : «Nous craignons d'être victimes d'un revirement du sort !» Et, cependant, il est certain que Dieu accorde aux croyants la victoire ou leur ménage une issue favorable, et que ces gens-là soient alors réduits à regretter les projets qu'ils avaient secrètement nourris." (coran, 51, 52, Sourate de la Table servie) (Verset conjoncturel)

57] Ô vous qui croyez ! Ne prenez vos alliés ni parmi ceux qui ont reçu l'Écriture avant vous ni parmi les idolâtres qui raillent votre religion et la tournent en dérision. Craignez Dieu, si vous êtes de vrais croyants. [58] C'est ainsi que, quand ils entendent votre appel à la prière, ils le tournent en dérision et en font un sujet de plaisanterie. Et c'est là le signe de leur extravagance. [59] Dis : «Ô gens des Écritures ! Qu'avez-vous donc à nous reprocher, sinon de croire en Dieu et à Ses révélations présentes et passées, alors que la plupart d'entre vous sont pervers?» (Coran, 57; 58, 59, Sourate la Table servie)'
-Par ailleurs, l'islam entretient une relation privilégiée avec le christianisme comme l'atteste le verset coranique :
"Ceux qui sont les plus disposés à sympathiser avec les musulmans sont les hommes qui disent : «Nous sommes des chrétiens.» Cela tient à ce que ces derniers ont parmi eux des prêtres et des moines et à ce qu'ils ne font pas montre d'orgueil." (Coran, 5, 82)
-Mais cela ne l'empêche pas de mettre en garde contre le dogme de la Trinité, considérée comme un mensonge, une déformation du message de Jésus et une énorme calomnie prononcée contre Dieu:
"Ô gens des Écritures ! Ne soyez pas excessifs dans votre religion ! Dites uniquement la vérité sur Dieu ! Le Messie Jésus, fils de Marie, est seulement l'envoyé de Dieu, Son Verbe déposé dans le sein de Marie, un Esprit émanant du Seigneur ! Croyez en Dieu et en Ses prophètes, mais ne parlez pas de Trinité ! Cessez d'en parler dans votre propre intérêt ! Il n'y a qu'un seul Dieu. Il est trop Glorieux pour avoir un fils. N'est-Il pas le Maître des Cieux et de la Terre? N'est-Il pas suffisant comme Protecteur? [172] Jamais le Messie n'a trouvé indigne de lui d'être le serviteur de Dieu, pas plus que les anges qui sont les plus proches de Son Trône. Dieu fera comparaître devant Lui pour les juger ceux qui, par orgueil, auront refusé de L'adorer." (Coran, Les femmes, 171-172)
-Cependant, l'Histoire témoigne de violents conflits entre musulmans et chrétiens, instrumentalisant leurs religions respectives pour des fins politiques. (conquête des lieux saints, revendications territoriales). Les Croisades et les mouvements expansionnistes islamiques se heurtent les uns aux autres, ce qui explique les guerres dites "saintes" au cours de l'histoire.
-Dans les pays à majorité musulmane, les communautés chrétiennes même les plus anciennement implantées (assyriens, coptes, etc.) étaient en régression relative constante cela est due à des politiques étatiques . Les arabes qui ont occupés ces pays ont imposé des taxes sur les habitants de ces pays afin d'appliquer les ordres du Coran :
"Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce que Dieu et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés". (Coran, 9, 29).
-Le verset pré-cité doit être inséré dans son contexte historique du fait de son ambiguïté et des controverses qu'ils peut susciter. Les interprétations divergent à son sujet, car la sourate d'où il a été tiré est révélée en période de guerre, notamment lorsque Mahomet et ses disciples combattaient les païens occupant la Mecque ainsi qu'un certain nombre de juifs (banou nadhir), qui avaient tenté d'assassiner le prophète.
-Quelques lignes avant celui-ci dans le coran se trouve un verset levant l'idée d'agression présupposée : "Comment ne pas combattre des gens qui ont violé leurs serments et qui ont cherché à expulser le Prophète? N'est-ce pas eux qui ont déclenché les hostilités?" (Coran, 9, 13)
-Les habitants de ces pays n'avaient de choix que payer ces taxes, se convertir à l'islam ou être exilés. Les non-musulmans suffisamment riches avaient eux la possibilité de vivre en société musulmane. Ces deux faits combinés expliquent pour une large part l'infime proportion actuelle de non-musulmans en terre d'Islam, que ce soit en Afrique, au Moyen-Orient ou encore en Indonésie.
-La religion musulmane en tant que telle, interdit les pratiques injustes et humiliantes envers les Gens du Livre n'ayant point offensé la communauté musulmane: "Dieu ne vous défend pas d'être bons et équitables envers ceux qui ne vous attaquent pas à cause de votre religion et qui ne vous expulsent pas de vos foyers." (Coran, 60, 8)
-Certains musulmans, sous l'emprise de l'intolérance et du fanatisme religieux, se sont écartés des enseignements coraniques en accomplissant les faits relatés.
-Certains chrétiens étaient constamment insultés et traités de d'infidèles (Khuffar) et la bible comme déformée, et ceux qui réagissaient étaient accusés de blasphèmes. Le degré de tolérance envers les non-musulmans varie avec la société musulmane en question.

Islam et les « religions non-monothéistes »

L'islam désavoue entièrement les cultes polythéistes et les religions païennes. Mahomet proscrivit en son temps toute idolâtrie à La Mecque[3], premier lieu saint de l'islam ou le culte doit être exclusivement rendu à Dieu. La se trouve la Kaaba, petite maison construite par Abraham qui suivit son fils Ismaël au désert. En sa qualité de lieu saint en Islam, il doit être sauvegardé de tout culte païen, considéré comme une souillure et un énorme sacrilège. C'est ce qui explique en partie les premières guerres entre musulmans dirigés par Mahomet et les tribus païennes d'Arabie.

Le jihâd (littéralement « effort ») de l'âme, effort du croyant pour lutter contre les vices du caractère, se double désormais d'un jihâd du corps, le combat pour Allah[3]. Le jihâd mineur s'appuie aussi, en partie, sur des versets guerriers du Coran. Le jihad est le terme en Islam suscitant le plus de confusion et de méfiance en Occident. Dans la majorité des cas interprété comme guerre sainte ou épuration des non-musulmans, il doit être entendu comme effort de l'âme contre ce qui est moralement condamnable. Ceci dit, le Jihad englobe également la lutte par des moyens guerriers, à condition qu'il n'y ait aucune forme d'agression. (exemples: Défense de la justice par la force, appliquer la loi du Talion prescrite dans le Coran, répondre aux offensives extérieures ayant pour objet la religion).

Islam et Hindouisme

L'hindouisme, en tant que religion au polythéisme épanoui sans retenue, a subi une influence notable de l'islam ; l'Inde, à ce titre, par le biais de Gourou Nânak (1469-1538), a d'ailleurs donné naissance à la synthèse entre l'islam et l'hindouisme : le sikhisme (v. 1500), religion monothéiste sans représentation du divin autre que calligraphique, mais dont les concepts de réincarnations, de karma ou de moksha (« libération » du cycle des naissances et des morts), le rapprochent tout autant de l'hindouisme.

-Vue d'une berge (ghât) à Varanasi (Bénarès), en 1922 ; l'empereur moghol Aurangzeb, surpassant tous ses prédécesseurs, donna l'ordre de piller et de raser tous les temples. Malgré l'aspect antique de ceux-ci, peu de bâtiments hindous datent de plus de deux siècles.Le début des invasions musulmanes en Inde commencèrent vers la fin du Xe siècle[3]. En 1001, c'est la première conquête musulmane de l'Inde, celle de Mahmûd de Ghaznî (998-1030)[3]. En 1033, c'est la conquête de Bénarès par les musulmans, et la destruction de temples hindous[3]. L'Inde a donc subit de plein fouet la domination islamique, et sa culture en fut profondément atteinte (tous les temples des villes saintes de l'hindouisme furent pillés et rasés. Cette invasion a pour origine la pression des tribus mongoles qui a eu pour effet de pousser vers l'Inde des Turcs d'Asie centrale, attirés par les richesses des Hindous .
-Sous le prétexte de la Guerre Sainte (jihâd), nombre d'entre eux se lancèrent à l'assaut du territoire indien, profitant de la faiblesse militaire et de la division des clans hindous (711-712, invasion du Sind par les Arabes ; fin du Xe siècle, début des invasions musulmanes en Inde) [4]. La domination moghole durera de 1556 à 1707 environ.
-Au XVIIe siècle, quand Aurangzeb se fait couronner empereur et se proclame « conquérant du monde », c'est le début de l'effondrement définitif de la culture islamique : l'Inde est restée cinq siècles et demi sous hégémonie islamique. On remarquera que les Hindous sont encore 82% en Inde, donc, une grande majorité, ce qui atteste de l'extrême solidité de leur système culturel et religieux..
-Car si l'islamisation au premier sens du terme (la domination politique d'un territoire par des musulmans) a été un succès en Inde, où les Empires musulmans se sont maintenus pendant près de six siècles, jusqu'à la colonisation britannique, l'islamisation comme conversion des populations, au contraire, a été un échec retentissant ; elle toucha certes une grande masse d'individus, cependant, l'islamisation resta toujours marginale. Seule une minorité de la population indienne s'est convertie .
-Le Nirgun Brahman des hindous (« Absolu (Dieu) sans forme », littéralement) démontre que l'hindouisme est à la fois polythéiste, monothéiste, panthéiste et panenthéiste. Ce qui fait que l'islam n'apporte rien, métaphysiquement parlant, aux hindous. Pour les hindous, l'islam est lui-aussi polythéiste, à cause des anges qui y jouent un rôle significatif : de même, comme les anges des religions strictement monothéistes, le dieu Agni, dieu du feu et feu lui-même, est dans l'hindouisme un des dieux privilégiés entre le monde du divin et celui des hommes.

- Islam et religions africaines .

En « Afrique noire », la pénétration de l'islam se fait à partir du XIe siècle. La simplicité de la conversion (la proclamation de la foi) facilite cette diffusion, d'autant qu'il s'accorde mieux que les autres religions aux coutumes locales (la polygamie par exemple) et qu'il permet de s'affranchir des despotes locaux.
-La panthéon musulman africain est plus large que ne le veut habituellement l'islam[4]. On y retrouve des esprits et des génies, aux côtés des djinns de la tradition musulmane[4]. La magie étant très présente dans l'animisme africain, il est toujours présent dans les pays d'Afrique noire occidentaux..
-Mais dès le XVe siècle, la multiplication des marchands d'esclaves a interrompu le développement culturel initié par l'islam, et sa période conquérante est achevée.

W.FADIL
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# Posté le vendredi 22 mai 2009 10:43

40 bonnes raisons de prier sur le prophète mahomet (saw)

40 bonnes raisons de prier sur le prophète mahomet (saw)
Extrait du livre intitulé : Jalâ el Afhâm fî Fadhl e-Salât wa e-Salâm 'ala Mohammed khaïr el Anâm d'ibn el Qayyim el Jawziya (p. 612-626).

1- Lorsque l'individu prie sur le Prophète [sws], il se soumet avant tout au commandement du Seigneur .
2- Il s'inspire de son Seigneur bien que Sa Prière sur le Prophète [sws] soit différente de la nôtre ; la Sienne consiste à lui faire les honneurs et les éloges et la nôtre consiste à prier et à invoquer en sa faveur.
3- Il suit les traces des anges.
4- Il obtient dix prières de la part d'Allah pour chaque prière qu'il prononce.
5- Allah l'élève de dix degrés à chaque fois.
6- Il lui sera inscrit dix récompenses.
7- Il lui sera effacé dix péchés.
8- S'il accompagne sa Prière à ses invocations, elles seront plus favorablement reçues par le Seigneur étant donné que cette fameuse Prière permet de les faire monter au ciel. Sans cela, ses invocations risquent de rester suspendues entre le ciel et la terre.
9- C'est aussi un moyen d'obtenir l'intercession du Prophète [sws].
10- C'est un moyen de se faire pardonner les péchés.
11- C'est un moyen par lequel Allah soulage la détresse de Son serviteur.
12- C'est un moyen de se rapprocher de Son Seigneur (I) le Jour de la Résurrection.
13- La Prière sur le Prophète [sws] se substitue à l'aumône envers les personnes en difficulté.
14- Elle lui permet de mener ses affaires à bien.
15- Elle lui permet de recevoir les Prières d'Allah et celles des anges.[1]
16- Elle lui permet de se purifier et de se mettre en valeur.
17- Elle lui permet de se voir annoncer le Paradis avant sa mort.
18- Elle lui permet de s'épargner les douloureux événements de la Résurrection.
19- Elle lui permet de recevoir en réponse les Prières et les Salutations du Prophète [sws].
20- Elle lui permet de se rappeler les choses qu'il a oubliées.
21- Elle lui permet d'embellir ou de purifier ses assemblées et de faire que celles-ci ne soient pas un sujet de regret le Jour de la Résurrection.
22- Elle permet de repousser la pauvreté.
23- Il s'épargne ainsi de prendre le nom d'avare que mérite toute personne se privant de prier sur le Prophète [sws] au moment où ce dernier est évoqué.
24- Il ne sera pas concerné ainsi par l'invocation destinée contre tous ceux qui s'abstiennent de prier sur lui [sws] à l'écoute de son nom.
25- Elle lui permet de se maintenir sur le chemin du Paradis contrairement à celui qui ne prie pas sur lui [sws].
26- Il s'épargne ainsi des assemblées impures dans lesquelles il n'est consacré aucun éloge ni aucune attention à Allah et à Son Messager.
27- Elle permet de rendre parfait un discours au début duquel les louanges sont consacrées au Seigneur et les Prières consacrées au Prophète [sws].
28- Elle lui permet d'acquérir une lumière durant la traversée du Pont jeté au-dessus de la Géhenne (le Sirât).
29- Elle le préserve de la dureté du c½ur (ou de l'abandon du Seigneur).
30- Elle lui permet d'entretenir les éloges qu'Allah réserve à l'auteur d'une telle prière et qu'Il communique aux occupants de la terre et des cieux. En priant sur le Prophète [sws] en effet, le serviteur réclame au Très-Haut de lui réserver les éloges et les honneurs. Il méritait par conséquent de jouir relativement en retour de ces éloges en sachant que la récompense est de même nature que les actes.
31- Elle lui rapporte la bénédiction dans ses ½uvres, sa durée de vie, et ses différentes affaires. Comme il implore en effet la bénédiction en faveur du Prophète [sws] et de sa famille, il méritait en retour d'être comblé de la même faveur en sachant que ses propres invocations en faveur du Prophète (r) sont automatiquement exaucées et que la récompense est de même nature que les actes.
32- Elle permet d'obtenir la Miséricorde divine qui peut prendre le sens de prière –selon une certaine tendance – bien que selon la meilleure tendance, la prière est un effet de la Miséricorde divine. Quoi qu'il en soit, dans les deux cas, il reçoit la cette Miséricorde.
33- Elle lui permet d'entretenir et d'augmenter les sentiments qu'il éprouve vis-à-vis du Prophète [sws], en sachant que l'amour du Prophète [sws] est un acte de foi incontournable. Plus l' « être » est bien-aimé, plus ses qualités et ses caractéristiques attirantes sont évoquées et présentes à l'esprit et plus les sentiments à son égard augmentent. Son souvenir à l'ardeur grandissante anime et envahit tout le c½ur. Lorsque ce sentiment n'est pas entretenu, il perd de son intensité. La chose la plus attirante à la vue, c'est de contempler son bien-aimé et la chose la plus attirante au c½ur, c'est de se remémorer ses qualités. ce sentiment intense se manifeste à travers les paroles en faisant incessamment ses éloges.
34- Elle lui permet d'obtenir en retour l'amour du Prophète [sws] de la même manière qu'elle permet d'entretenir l'amour du Prophète [sws].
35- Elle est un moyen de le guider sur le bon chemin et de vivifier son c½ur. Plus il prie sur lui [sws] en effet, plus son c½ur se remplit d'amour de sorte qu'il n'éprouve plus aucune réticence vis-à-vis de ses commandements et de ses enseignements qui vont s'imprégner en lui comme l'encre s'imprègne sur une feuille. Ils sont toujours présents avec lui et l'orientent constamment sur le chemin du savoir et du bonheur. Sa clairvoyance et son savoir ainsi accrus le pousseront à prier sur lui [sws] davantage.
36- Toutes les fois qu'il prie sur le Prophète [sws], son nom lui est transmis par les anges ; cet honneur suffit à lui-même !
37- Elle permet de lui raffermir le pas au moment de traverser le Sirât.
38- Prier sur le Prophète [sws] est le moindre des droits que nous lui devons. C'est une façon de lui exprimer notre reconnaissance pour tous les bienfaits qu'Allah nous a procurés par son intermédiaire. Bien qu'il soit impossible de lui être pleinement reconnaissant, dans Son infinie Générosité, Allah se contente de peu de la part de Ses serviteurs
39- Cela implique d'évoquer le Seigneur et de Le remercier pour avoir envoyé un tel Prophète aux hommes. Cette prière implique notamment d'invoquer le Seigneur de récompenser Son Messager à sa juste valeur. Allah nous fait connaître à travers la Révélation Ses Noms et Attributs et Il nous guide sur le chemin qui mène à Son Agrément. Il nous fait connaître également quels agréments nous attendent une fois arrivés au bout de ce chemin et une fois parvenus à Sa rencontre. Ainsi, nous croyons à l'Existence de notre Seigneur, à Son Savoir, à son écoute, à Sa Puissance, à Sa Volonté, à Ses Attributs et à Sa Parole. Nous avons foi également aux enseignements du Prophète [sws] qu'Il a envoyé et à qui nous vouons un amour parfait. Ce Prophète que nous aimons et à qui nous croyons nous a fait découvrir ces différents fondements de la foi. Prier sur lui constitue donc l'une des ½uvres les plus méritoires.
40- La prière sur le Prophète (r) est une forme d'invocation en sachant qu'il existe deux sortes d'invocations ; premièrement : le serviteur invoque en sa propre faveur et deuxièmement : il fait les éloges de l'Ami proche et du Bien-Aimé d'Allah. Ainsi, pour plaire à Dieu, il privilégie de prier sur Son Messager [sws] au dépend de prier pour lui-même. Il préfère plaire à Allah et à Son Messager et se sacrifier que de chercher à résoudre ses propres affaires. En récompense à celui qui Le privilégie à Ses créatures et à ses propres besoins, Allah le privilégie à Ses autres créatures étant donné que la récompense est de même nature que les actes...

Que les Prières et les Salutations d'Allah soient sur notre Maître Mohammed ainsi que sur sa famille ses compagnons !

اللهم انصر نبيك الكريم
W.FADIL
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# Posté le mercredi 03 juin 2009 10:57

De quelle appartenance politique parle-t-on au Maroc ?

De quelle appartenance politique parle-t-on au Maroc ?
Depuis le début de ce mois, l'observateur de la scène politique marocaine est gavé comme une oie de communiqués tantôt officiels tantôt officieux démentant ou affirmant l'existence de notes publiques ou confidentielles émanant du ministère de l'Intérieur et concernant le marquage des députés qui ont changé de couleur politique par transhumance. Lesdites notes confiées aux services de renseignement concernés auraient pour but d'empêcher les députés qui ont changé d'étiquette politique de se présenter aux prochaines communales du 12 juin sous la bannière de leurs nouvelles couleurs. Si l'on lit la presse sur cette affaire qui semble être l'unique programme et enjeu du prochain scrutin on comprend que c'est le Parti Authenticité et Modernité (PAM) fondé par l'ex-ministre délégué à l'Intérieur, Fouad Ali El Himma, qui est principalement visé. D'ailleurs ce dernier menace de quitter en bloc le parlement avec ses 90 députés dont 87 sont venus de diverses formations politiques. Il irait même jusqu'à présenter une motion de censure qui renverrait, si elle passe, les 325 représentants devant leurs électeurs si l'article 5 de la loi sur les partis est activé par le ministère de l'Intérieur en vue d'empêcher les députés ayant ralliés le PAM de se présenter sous la bannière de celui-ci, donnant ainsi satisfactions aux partis classiques estimés lésés par la transhumance.

En fait, M. El Himma n'a pas tout à fait tort en déclarant la guerre à l'article 5 et aux enquêtes confidentielles de l'administration de tutelle sur les députés qui rallient d'autres formations politiques. Pour une simple raison ; à savoir qu'au Maroc il n'y a pas proprement dit d'appartenance politique claire comme en Europe par exemple. Au Maroc on peut se réclamer du parti communiste et avoir chez soi une petite bonne de 12 ans, exploitée et payée 400 dirhams par mois. Au Maroc on peut se définir comme ultra-libéral et s'accrocher mordicus et ad vitam aeternam aux mamelles de l'Etat. Au Maroc on peut revendiquer le centre et n'être en fait nulle part.

On peut s'afficher comme socialiste et être patron d'une usine qui ne déclare pas ses employés à la sécurité sociale. On peut se positionner comme de droite conservatrice et être sans foi ni loi. On peut jurer qu'on est écolo et carburer au 4x4...

En bref, le multipartisme au Maroc n'est qu'apparent. Et d'ailleurs c'est cette anomalie que le PAM semble vouloir corriger. On l'espère en tout cas.

W.FADIL
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# Posté le mardi 02 juin 2009 10:33